Apel Famille & éducation n°514, novembre-décembre 2016 Aider les jeunes à passer du rêve à la réalité - par Noémi Constans – Extraits

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Sur la page, souvent blanche, de l’orientation, les jeunes doivent noter leurs désirs, puis inscrire ceux-ci dans un parcours réaliste. Des spécialistes peuvent les accompagner lors de cette étape déroutante.

[…] Face à l’orientation, « la majorité des adolescents sont perdus », constate Valérie Durupty, psychologue clinicienne au Centre d’orientation et d’examens psychologiques (COREP), qui aide chaque année 3 000 jeunes à trouver leur voie. Ceux-ci se répartissent en deux catégories : « ceux qui ont réfléchi à la question et cherchent une confirmation de leur souhait, et ceux, les plus nombreux, qui n’ont rien fait », explique-t-elle. Sont-ils stressés ? « Cela dépend des tempéraments », relativise Valérie Durupty. […]

[…] Pour éviter l’anxiété, mieux vaut réfléchir à son avenir en fin de 4e ou en début de 3e au collège, et en milieu de 2de ou en début de 1re au lycée. « En terminale, c’est un peu tard. Car il faut remplir l’admission post bac à partir de janvier. Cela ne laisse qu’un trimestre pour faire des recherches… », prévient Valérie Durupty.

Faire jaillir les idées :

Les spécialistes de l’orientation commencent souvent par rassurer. « S’ils n’ont pas d’idées, on leur explique que c’est normal. Mais je leur dis que s’ils ne font rien, il ne se passera rien. Ils ne vont pas se réveiller un matin avec une idée lumineuse », ajoute Valérie Durupty. […]

[…] Une minorité d’adolescents souffre de blocages : l’angoisse du changement, une difficulté à parler de soi, à identifier ses centres d’intérêt. « Dans ce cas, je conseille un suivi psychologique », précise Valérie Durupty, « mais en général, les idées finissent par jaillir, au fil de tests, d’entretiens qui visent à cerner les compétences et les centres d’intérêt de l’élève ». […]

[…] D’un accompagnement à l’orientation, un jeune ressort, sans feuille de route, mais avec des pistes. « On l’aide à amorcer une réflexion. À lui de la poursuivre, d’entreprendre des démarches, de visiter des salons, des portes ouvertes… », souligne Valérie Durupty. « On n’est qu’un maillon de la chaîne », rappelle Cathy Rappa. Au terme du processus, l’adolescent aura gagné en maturité : il aura appris à prendre des décisions, à affirmer ses choix et boosté sa confiance en lui. C’est beaucoup ! […]